• Nos bonnes adresses au Cambodge :

    Nous avons passé peu de temps en tourisme, mais avons quand même vu Angkor et Phnom Penh.

    A Siem Reap, notre hotel était très très bien.

    Retreat Villa Boutique Hotel : emplacement correct, même s'il est introuvable en ville car les chaffeurs de tuk tuk ne connaissent rien. Réservé par Agoda. Jolie piscine, personnel gentil, hôtel très propre, confortable et pas trop cher avec les tarifs agoda (30 dollars environ la nuit). Ils vous trouvent taxis et guides en français pour la visite des temples principaux (très conseillé en famille pour y comprendre qqchose)

    Pour dîner, on conseillera surtout les cantines khmères où on mange d'excellents LOK LAK au poivre de Kompok. Les restos pour falang sont légion. Le resto qu'on a testé était le KHMER KITCHEN : plats à 4 USD, service très dégourdi. Nous le recommandons pour ses excellents gratins de potiron. on y retrouve une ambiance brasserie-nappes à carreaux pas désagréable du tout!

    De façon générale, en mars au Cambodge, il fait très très chaud. Il est nécessaire d'avoir l'air conditionné en voiture, et dans les chambres, ou de pouvoir ouvrir les fenêtres donc le calme aux alentours est à surveiller, même si le silence n'existe pas.

     

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  • Le 30 mars nous partons de Phnom Penh pour le Laos, fiers d'avoir pris nos billets simplement par la compagnie de bus SORYA (vous pouvez retenir son nom, pub ou contre pub bienvenue) et d'avoir un trajet apparemment bien en place : départ à 6h45, arrivée à Stung Treng vers 16h, à la frontière vers 17h, attente par la compagnie pendant 1h, le temps de faire les visas et le tampon d'entrée au Laos. transfert en pick up pour l'embarcadère afin de gagner les îles du Mékong. L'eau est aussi servie à bord.

    Nous avons aussi fait répéter, droit dans les yeux, par le vendeur du guichet le prix du voyage et l'absence de frais supplémentaires pour le passage de la frontière  : "30 Dollars, no more, and the company makes the transfer for you ".

    Confiants, nous nous lançons donc dans le voyage, 12 h de bus, un peu long, mais pas de raison de s'en faire plus que ça. Le stewart parle bien l'anglais, tout va bien.

    Vers 10h, le stewart nous distribue les papiers d'entrée au laos et nous précise qu'il faudra compter, en plus du prix du visa, 3 dollars pour la sortie, et 3 dollars pour l'entrée au Laos, ceci bien sûr par personne. Grand seigneur il nous jure ne rien toucher au passage. Je le regarde gentiment, droit dans les yeux, et lui annonce la couleur tout de suite : "we will not pay". "Up to you" me répond-il. Il faudra qu'on porte nos bagages parce qu'ils débarqueront nos sacs et qu'ils ne nous attendront pas, si cela prend du retard. Il nous laisse nos papiers, nos passeports et refuse de s'occuper de nous jusqu'à la fin. Il n'y aura plus un mot à notre attention, plus une explication sur la suite du voyage. La partie de bras de fer commence, la guerre des nerfs jusqu'à la frontière.

    Plus tard dans la journée, il explique aux petits babas cools du fond du bus, (qui bien sûr, ont payé, eux ils sont cools, normal, y'en a d'autres qui se battent, c'est pratique...) qu'on aura du retard, parce que les routes sont mauvaises (c'est pas nouveau, au Cambodge ça fait 30 ans que les routes sont mauvaises), et qu'il va falloir ajouter un dollar pour heures supplémentaires.

    Pour nous cela signifie bien sur qu'on n'aura pas le temps de parlementer et que le bus ne nous attendra pas. Nous voilà partis avec Etienne dans tous les scénarios possibles.

    Le voyage se poursuit encore, 150 km avant la frontière les routes redeviennent praticables et le bus ne quitte pas les 50 km/h afin de bien nous faire mariner. Mais pas pour autant de pause pipi digne de ce nom, seuls les hommes peuvent faire une petite pause sur le bord de la route, pour les filles débrouillez vous. Aurais-je énervé ce monsieur? ...

    Nous arrivons à la frontière à la fermeture, comme par hasard, à 18h. Le stewart court, court, court, (bien sûr maintenant il est pressé) avec ses passeports et sa liasse de dollars, vers la baraque des douanes cambodgiennes pour le tampon de sortie. Il me plante au pied du bus... pas de problème, je le suis avec mes petits passeports jusqu'à la baraque, où on traite mes passeports en dernier. Le cambodgien m'annonce 2 dollars de backchich par personne, (tiens, ce n'est plus 3 dollars?) . Je le regarde droit dans les yeux, et lui dis que non, je ne paierai pas. Il claque la porte, non sans avoir rétribué le gentil stewart pour les services rendus (je croyais qu'il ne prenait rien?)

    Son copain prend le relais, il ne doit pas être du même avis, car il reprend la pile de passeports et me la tend, sans discuter. Coup de bol, super coup de bol. Ils ont sans doute déjà bien gagné leur journée. On poursuit le parcours vers la frontière lao, à quelques dizaines de mètres.

    Arrivés coté Lao, je tends la pile de passeports, les papiers, les dollars, y compris le dollar de plus pour heures supplémentaire. Un peu légaliste la chacha, j'accepte pour cette fois car c'est annoncé sur le panneau. Le temps passe, pour nous comme pour les autres. Les enfants s'impatientent, fatigués. On se lance dans 1 , 2, 3 soleil, ou pierre-feuilles-ciseaux, pas très convaincus quand même.

    Vient le moment tant attendu du tampon. Le stewart récupère sa pile de passeports tamponnés et part vers le bus. Je reste, j'attends. Etienne et les enfants remontent dans le bus afin que ce dernier ne parte pas. On peut débarquer des sacs, mais des enfants, c'est sans doute plus délicat, surtout devant un public occidental... Il est 19h, il fait nuit noire. Il reste encore 30 min de bus, pick up, et bateau avant d'arriver. hmhmhmh, je respire par le ventre, tout va bien se passer.

    On m'annonce le prix du tampon, 2 dollars par personne. Je refuse de payer, ce qui met hors de lui le stewart qui était revenu voir où j'en étais. Grands cris de sa part, je répète en lui demandant comment il ose accepter des pratiques pareilles (histoire de l'énerver encore un peu). Pendant ce temps, le douanier lao a mis les passeports de coté et a claqué la porte lui aussi. Je commence à avoir l'habitude de ce genre de claquements de portes.

    Finalement, un autre douanier reprend les choses en mains. Ce sera gratuit pour les enfants, mais deux dollars par adulte. Je lui réponds doucement que ce sera 2 dollars en tout. OK, top là, je repars avec mes passeports tamponnés.

    Dans le bus, c'est moins calme. Le stewart a commencé à débarquer les bagages, les enfants sont en pleurs, et les babas cools s'impatientent. Mais on repart. Notre voisine chinoise est toute contente de ce qui s'est passé, et nous soutient manifestement.

    Morale de l'histoire,... faut pas rouler à 50 km heure quand on peut rouler à 90 !!?

    Pour ceux qui ambitionnent de passer la frontière, faites bien vos choix, l'essentiel étant d'être en accord avec soi même. Pour ma part c'est chose faite, en plus j'ai réussi à faire sortir de ses gonds un asiatique!...

    et retenez bien "SORYA company",....

     

    Le passage de frontière du Cambodge au Laos

    Le passage de frontière du Cambodge au Laos

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    Le passage de frontière du Cambodge au Laos

     

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