• Les rizières d’Ubud : un espace menacé

    Le climat équatorial de Bali et de Java permet la culture du riz toute l’année laissant libre court aux paysans pour commencer leurs cultures quand ils le désirent et quelques fois à peine 15 jours après ma dernière moisson.

    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

     

    Ici les rizières appartiennent à la ville d’Ubud et sont exploitées par quelques ouvriers agricoles qui bien souvent y habitent un cabanon en bambou. Ces ouvriers continuent de travailler ces terres malléables à souhait et qui donne sans compter tout au long de l’année.

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    En premier lieu, les parcelles à travailler sont remise en état après chaque moisson. On relève les murets de terre, on taille les bordures à la serpe et l’on parfait le système d’irrigation.

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    Ensuite elles sont inondées pour mieux être labourées soit à la main avec une fourche bêche soit avec un bœuf tractant sa charrue soit le plus souvent avec un motoculteur.

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    Vient après le terrassement soit avec un long râteau en bois sans peigne soit toujours au motoculteur afin que la surface soit la plus plane possible pour accueillir les nouvelles plantations.

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    Puis à nouveau la rizière est inondée pendant quelques heures avant d'être prête pour le repiquage du riz.

    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

    Cette étape de repiquage est fantastique, elle vous transporte dans un autre monde plus calme plus serein.

    Au cours d’une promenade je me surprends à regarder longuement un vieil homme. Quel âge a-t-il 60, 70 ans ? Certainement plus à la vue de son visage. Je le vois préparer ses plants à repiquer qu’il déracine de son carré de semis. Chaque motte est délicatement secouée pour ne garder que les racines. Puis les tiges des jeunes pousses de riz sont raccourcies et enfin le tout est placé dans un plateau en osier.

    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

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    Par la suite le vieil homme se dirige vers la rizière à replanter. Là s’enfonçant jusqu'au genou dans cette terre noire et meuble, je le vois faire de grand pas pour couper sa parcelle en deux. Puis se courbant dans son champ il prend ses plants de riz dans son panier qui flotte sur l'eau et les repique par poignée de 4 ou 5 tous les 20 cm. Le geste des milliers de fois répétés est sûr, régulier et rapide.

    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

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    De temps en temps le vieil homme se redresse, me regarde et me sourit. Je lui rends l’appareil. Ce travail est éreintant pour cet homme mais il y a quelque chose de magique à le regarder faire. Sous le soleil couchant, on voit apparaître les centaines de pousses d’un vert éclatant bien alignées qui se plient au gré du vent.

    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

    Un peu plus loin je vois un couple de vieux paysans, eux aussi, moissonner leur champ à l’aide de leur grande faucille. Habilité et rapidité sont de mises. En peu de temps la parcelle est coupée, le riz mis en fagot puis disposé sur les murets afin d’être acheminé pour le battage du riz. Plus tard il séchera au soleil sur le sol à même une bâche en plastique pour finir en sac de 50 kg.

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    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

    Des « rices fields » à Ubud, on en trouve encore cachés derrière les nombreux hôtels. Ces rizières font le charme d’Ubud et la joie des touristes qui aiment s’y promener pour découvrir à deux pas du centre ville la beauté des cultures de riz en terrasse et tout son système d’irrigation multiséculaire.

    Les rizières d’Ubud : un espace menacé

    Mais voilà la construction de nouveaux immeubles fait rage et grignote chaque jour un peu plus ces terres nourricières. L’expansion et la densification d’Ubud est inéluctable pour accueillir les vacanciers toujours plus nombreux.

    Nous occupons lors de notre séjour à Ubud un cottage au milieu des rizières et à l’écart du tumulte des rues du centre ville. L’endroit est bien approprié pour avoir un peu de nature et de tranquillité nécessaire pour faire travailler les enfants avant la suite de notre voyage.

     

    Il y a quinze seulement la vue de l’hôtel ne donner que sur les rizières aujourd’hui il ne reste qu’une bande de terrain grande comme 3 terrains de football entourés d’une multitude de guesthouses, villas et cottages.

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    Ces terrains sont condamnés à être construits : d’ailleurs depuis notre arrivé nous voyons chaque matin une noria de femmes acheminés sur leur tête les parpaings des futurs constructions en pleine rizière. Bientôt une nouvelle villa avec sa piscine.

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  • Commentaires

    1
    Virginie
    Mercredi 25 Juin 2014 à 22:32

    Coucou la famille Vendeville, je viens de regarder vos dernières photos, quel dépaysement ! que de souvenirs vous allez rapporter avec vous, dans la tête et dans le cœur !


    Si Clémentine savait que je prends de vos nouvelles, elle qui me demande souvent d'aller sur votre blog (et les journées ne sont pas assez longues) ...


    Votre voyage vous mènera bientôt vers la France, en espérant que vous ne soyez pas trop "dépaysés" non plus.


    Je vous souhaite une jolie fin de séjour, un bon retour, au plaisir d'avoir de vos nouvelles,


    des bises à tous,


    Virginie.

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